Restez connectés / Connect with us:

La tularémie

rat_musque

La tularémie est une maladie bactérienne qui s’attaque au système immunitaire. La bactérie se propage ensuite dans les organes internes et nuira à leur fonctionnement. Il est donc difficile de combattre cette maladie seul mais elle n’est généralement pas fatale. En effet, l’utilisation d’antibiotiques fonctionne très bien pour la traiter.

Transmission

La tularémie s’observe généralement chez le lièvre, le castor, le rat musqué ainsi que chez d’autres petits rongeurs mais elle est facilement transmissible aux prédateurs de ces espèces et à l’homme. Cette maladie peut être transmise par contact direct avec un animal infecté ou simplement en respirant l’air contaminé, par exemple par des poils infectées. L’infection peut également se produire en consommant de l’eau ou de la viande contaminée ou à la suite d’une piqûre de tique. Afin de prévenir la maladie, il est conseillé de toujours porter de l’équipement de protections comme des gants, un masque et des lunettes lors de la manipulation de la carcasse d’un animal. Il faut également éviter d’entrer en contact avec un animal malade ou mort, se protéger des tiques et faire cuire adéquatement la viande de gibier avant de la consommer.

Symptômes chez l’homme

Les premiers symptômes de la tularémie apparaitront généralement de 3 à 5 jours suivant l’infection. Les principaux symptômes sont de la fièvre, des douleurs musculaires, de la fatigue et des maux de tête. Comme ceux-ci ressemblent beaucoup à ceux d’autres maladies plus communes il est difficile de diagnostiquer la tularémie. Selon le mode d’infection (contact direct, ingestion ou inhalation),  la tularémie se manifestera par des ulcères cutanés, une inflammation de la gorge, des douleurs abdominales, des vomissements, de la diarrhée ou une pneumonie.

Symptômes chez l’animal

Chez les animaux, les individus affectés seront amorphes et se laisseront facilement approcher. Ils pourront également présenter des plaies ainsi que des bosses sur le corps dû à des ganglions enflés. Lors de l’éviscération, on pourra observer que certains organes internes, comme le foie et la rate, sont plus volumineux avec de petits points blancs.

Rôle des piégeurs

Les piégeurs sont souvent les premiers à observer des comportements anormaux chez les populations animales. En reportant et transmettant les carcasses d’animaux suspects au gouvernement, les piégeurs permettent d’installer des mesures permettant de sensibiliser la population locale et de diminuer la propagation de cette maladie. Entre 2012 et 2013, les piégeurs ont participé à une étude évaluant la présence de la tularémie au Québec. Cette étude avait démontré l’existence de cette maladie au sein de la faune sauvage pour plusieurs régions. Pour plus d’informations vous pouvez consulter le mémoire de thèse à l’adresse suivante :

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/12229/Gabriele-Rivet_Vanessa_2014_memoire.pdf